Marie Martinod: Les clés pour devenir champion Olympique ?
Les clés pour devenir champion Olympique

Marie Martinod: Les clés pour devenir champion Olympique ?

Marie Martinod, championne Olympique nous partage ses secrets pour devenir champion Olympique ?

J’ai eu le privilège d’interviewé Marie Martinod qui a été médaillé olympique de ski (rien que ça oui ! )

J’ai éprouvé un super moment à le relire !

J’espère que ce sera la même chose pour toi et que tu en ressortira inspiré(e) !!

Au passage, si tu ne l’as pas encore vue, penses à t’inscrire à la Webconférence sur les Clés des Champions ICI.

Pierre : Cela fait combien de temps que tu skies ? 

Marie MARTINOD : Je ne skie plus en compétition depuis la fin de la saison dernière, mais j’ai skié depuis mes 9 ans en compétition et depuis mes 15 ans, en coupe du monde. 

Pierre : Si tu pouvais nous en dire un peu plus sur ton palmarès ?

Marie MARTINOD: Mon palmarès : je suis deux fois vice-championne olympique, vice-championne du monde. J’ai gagné deux fois les X-Games. J’ai gagné deux fois le globe de cristal – c’est le classement général des coupes du monde en ski, en sport blanc. Il y a plein d’autres trucs, mais c’est déjà pas mal.

Pierre : Tu le définirais comment selon toi le secret pour atteindre le haut niveau, un, dans le sport et deux dans la vie en générale ?

Marie MARTINOD : Je pars du principe que les 10 meilleurs mondiaux sont tous quasiment identiques techniquement. Ce qui fait la différence, c’est justement le mental et la capacité que tu peux avoir à te sentir bien, à te sentir au bon endroit, au bon moment et à faire abstraction du stress au moment T.

Pour faire abstraction du stress au moment où tu es censé restituer exactement le meilleur de toi-même, il y a plein de cheminements différents, il y a plein de techniques différentes.

Le tout, c’est de trouver la tienne, ta meilleure façon, celle qui te correspond le mieux. 

Pierre : Justement, tu as fait comment pour trouver ta façon de faire ?

Marie MARTINOD : J’ai rencontré la bonne personne.

J’ai rencontré le bon préparateur mental dont les mots m’ont parlé et dont la façon de voir la chose m’a plu.

C’était vraiment une façon globale de voir la vie au-delà même de voir simplement l’échéance sportive, d’arriver à apprécier le chemin par lequel tu passes, tout autant que le but que tu recherches et en construisant de belles histoires au niveau du facteur humain, de vivre des choses chouettes avec les gens avec qui j’ai partagé ma carrière.

Cela me remplissait tellement de joie que je n’attendais plus rien de l’échéance sportive.

Quand tu n’attends plus rien au moment de la compétition, tu as juste à t’éclater, tu te fais plaisir, tu sais que tu es là, tu es prête, tu es fait pour cela et tu t’es déjà rempli d’assez de joie, de bonheur et de kiffes pour ne pas avoir à attendre après le résultat, parce que c’est ce qui va te procurer l’excitation ou le kiffe que tu attends.

Pierre : Oui ! Ce que j’ai compris, c’est qu’au lieu de se focaliser sur le résultat comme certains en disant : « je vais gagner, je vais perdre ».

Tu es focalisée sur la joie que te procurait le processus.

Tu n’attendais rien du résultat et tu arrivais juste à avoir des résultats d’une manière juste instinctive.

Marie MARTINOD  : Alors, c’est un travail de tous les jours.

Je ne dis pas que j’ai réussi à, tout le temps, gérer la pression.

Il y a des fois où je me suis mis la pression.

Mais, justement, à chaque fois où je n’ai pas réussi à gérer cette pression ou qu’en tout cas, j’ai dû refaire un effort pour la faire redescendre, c’est à chaque fois des moments où je suis sortie du plaisir d’être capable de faire un truc pour lequel je suis prête.

Typiquement, cette anecdote aux jeux à PyeongChang, j’étais super prête et j’étais très bien dans ma tête.

Cela faisait une semaine que je skiais parfaitement à l’entrainement, que je prenne un kiffe total et intense dans le pipe.

Notre préparateur physique a voulu nous faire une surprise, il avait préparé une vidéo montée par lui-même où il avait demandé à tous les gens de notre famille, de nos amis proches, et puis des potes avec qui j’étais dans l’équipe de France, de nous faire une petite dédicace, des petits mots sympas, etc.

Il nous a balancé cela la veille de mes qualifications.

Là, j’ai pris une espèce de claque, parce que je suis retombée dans l’attente des gens autour de moi, le plaisir que j’allais leur procurer à eux si vraiment je réussissais, toute l’attente qu’il y avait autour de moi, alors que je m’en étais complètement détachée.

Là, j’ai dû repasser 3 heures au téléphone avec mon préparateur mental pour faire redescendre la pression et puis pour me remettre dans les conditions dans lesquelles j’étais jusque-là.

Tu n’es jamais à l’abri d’un impromptu qui vient perturber ton fonctionnement mais tout est toujours renégociable.

Tu peux toujours te remettre en paix avec toi-même.

Pierre : C’est vraiment une des clés : d’être en paix avec soi ?

Marie MARTINOD  : Oui. De te faire confiance, de savoir que même si cela ne se passe pas bien, ce n’est pas grave, cela ne changera pas ta vie.

Les gens continueront à vivre de la même manière.

C’est de t’enlever la pression par n’importe quel moyen.

Cela peut être en restant très technique, en menant tout le temps sur ce que tu as à faire techniquement.

Cela peut être en dédramatisant en disant : « Ok, de toute façon, cela ne changera pas la face du monde. » Il y a plein de moyens. En tout cas, ils sont tous bons s’ils arrivent à te ramener vers le fait qu’il n’y a rien à attendre d’extraordinaire dans ce que tu es en train de faire.

Cela n’est qu’un jeu. 

Pierre : Oui, c’est un jeu.

Il n’y a de plus difficile que cela comme tu le disais de façon globale pour les choses dans la vie.

Est-ce que tu dirais justement que ces compétences-là, est-ce que tu peux les transférer dans la vie et finalement, je me concentre sur le processus et sur le jeu de la vie, je remplis à ma façon mes objectifs vont passer ?

Marie MARTINOD  : Bien sûr. C’est exactement la même chose.

Tu as des cartes en main, tu les joues au bon moment ou pas, tu ne fais jamais forcément tout le temps les bons choix, je n’en sais rien.

J’essaie de me servir de mes neurones, d’être intelligente et puis de faire confiance aux gens et de t’entourer correctement aussi.

Jamais je n’aurais la prétention de cumuler toutes les compétences nécessaires pour m’épanouir.

Donc, j’essaie de faire confiance aux gens qui m’entourent. 

Pierre : Donc l’importance de l’entourage, c’est cela ? 

Marie MARTINOD  : Bien sûr.

Mais l’entourage, pas forcément proche, pas forcément familial. Même dans le boulot, même dans les rencontres. Je suis un peu une éponge, un peu ouverte à tout. 

Pierre : Tu as appris à faire confiance aux gens ou c’est inné chez toi ?

Marie MARTINOD  : Non, effectivement, il y a certainement un petit peu d’expériences et de vieillesse.

Mais tu as confiance en la vie, j’ai trouvé quelqu’un à qui je lui en dois une fière chandelle sur les jeux.

Je pense qu’il a vraiment fait partie de pourquoi j’ai réussi mes jeux.

Lui, rentrait complètement dans ma façon de voir la vie, les gens.

Il rentrait dans mon monde hyper facilement.

Il a été assez décisif dans pourquoi j’ai fait un podium aux Jeux cette année-là.

Des fois, il faut savoir prendre un peu des risques et se faire confiance et se dire : « Non, ce n’est pas parce que cela parait un peu short en timing ou parce que les autres ont décidé de faire avec lui qu’il faut se laisser imposer un truc ».

Des fois, c’est un peu une décision difficile à prendre pour s’entourer, mais si tu te fais confiance, en général, la vie te le rend bien, je pense.

Alors qu’à l’inverse, se missionner pour une échéance importante sportive et faire comprendre aux gens qui t’entourent qu’ils te sont indispensables, que tu ne pourrais pas le faire sans eux puisque toi-même tu l’as compris et que c’est une vérité…

Insister sur le fait que c’est grâce à eux, c’est les mettre dans des conditions où ils ont encore plus envie d’être les meilleurs pour toi, de t’amener là où tu as envie d’aller.

Cela me parait juste un peu être un minimum d’intelligence.

Mais il y a des athlètes qui n’ont pas du tout compris cela, qui pensent que tout leur est dû et pour eux, c’est normal, parce qu’ils sont très forts d’avoir les meilleurs autour qui les entourent.

Mais encore une fois, ils se privent de la moitié du truc.

Si, au final, cela ne fonctionne pas et que tu ne réussis pas la course, tu t’es privé du chemin qui t’y a amené, tu es un looser.

Tu t’es privé de tout. 

Alors que si tu rates la course, mais que tu as fait une superbe semaine, que tu as passé des bons moments à l’entrainement, dans la vie avec les gens du staff, tu n’as carrément pas tout raté.

Pierre : Et justement, comment gères-tu l’échec ?

Marie MARTINOD  : Encore une fois, quand tu as un staff bienveillant autour de toi, l’échec fait déjà beaucoup moins mal, parce que les mecs sont là pour analyser clairement pourquoi tu t’es planté et trouver des solutions.

Si tu peux t’appuyer sur les gens autour, déjà tu sors bien plus vite du marasme dans lequel tu t’es enfoncé.

Après, l’échec est hyper positif.

En général, les raisons pour lesquelles tu t’es planté, elles t’amènent à justement ne plus reproduire le même schéma.

Pour moi, c’est positif parce que tu t’en sors et que tu modifies ta façon de faire. 

Si tu es encore capable de modifier, c’est-à-dire qu’il y a des gens qui reproduisent les mêmes schémas qui les remmènent à l’échec et qui n’ont pas du tout à sortir de là.

Mais parce que c’est aussi difficile dès fois d’admettre les raisons pour lesquelles tu es en échec.

Des fois, elles incombent à l’entrainement ou à ta façon de faire.

Des fois, elles incombent à ta vie à côté et des fois, c’est difficile d’ouvrir les yeux sur des raisons que tu n’as pas envie de voir parce qu’elles te font mal. 

Pierre : De mon point de vue, c’est que si on n’est pas capable de transformer un échec en apprentissage, on reproduira la même situation.

Marie MARTINOD : Oui, tu vas reproduire en permanence, et là, encore, c’est pareil dans la vie, c’est la même chose que dans le sport. 

Pierre : C’est clair. Pour toi, quelle importance a eu la préparation mentale dans le sport, qu’est-ce que cela t’a apporté en termes de concret ?

Marie MARTINOD  : Honnêtement, cela m’a apporté ma carrière.

C’est simple, le préparateur mental avec lequel je travaillais, je l’ai rencontré six mois avant les jeux.

On a fait les deux cursus olympiques ensemble.

Techniquement, j’étais aussi bonne que peut-être 6 ou 7 minettes en tout cas pour ce qui est du ski halfpipe, sauf que la différence, c’est que les ¾, je les ai croquées au mental, parce qu’elles ne se sont pas penchées sur cet aspect-là alors qu’il est décisif.

Quand tu es aussi bon que les autres, il y a un moment, ce qui fait que tu tiens, c’est le mental.

Parce qu’il y a l’effet de course.

Tu pars avant les autres, il faut mettre la pression, il faut réussir un run parfait parce que derrière, elles vont se dire : « Il faut que je fasse 80 points, sinon je ne passe pas en final. »

A l’inverse, tu pars derrière, il y en a une qui a super bien skié devant toi, si tu n’as pas le mental, tu vas t’effondrer alors que tu es largement capable de la démonter.

Mais ton égo te bouffe et puis terminé, tu ne fais pas le run.

Et parce qu’aussi les seules et rares fois où je n’étais pas bien mentalement, j’ai loupé la course

Pierre : Dernière question, quelle est ta vision, ton intention pour le monde ?

Marie MARTINOD  : A quel niveau parce que le monde est super vaste ? 

Pierre : On peut la mettre sur deux niveaux, une vision pour le sport, une intention pour le sport et pour l’humanité en règle générale.

Marie MARTINOD  : Pour l’humanité, je suis quelqu’un de très positive, donc je garde plein d’espoirs qu’on repeuple la planète de gens qui s’aiment.

Maintenant, je suis un peu partagée parce que, malheureusement, je suis plein de bonnes intentions mais je me sens relativement impuissante face aux problèmes que je vois de tous les jours, que ce soit les problèmes environnementaux, que ce soit les problèmes de guerre dans le monde, que ce soit les problèmes de partage de richesses.

Tous ces problèmes que je vois et qui me rendent malade, c’est terrible parce que j’ai l’impression d’avoir très peu d’impact.

Je voudrais pouvoir me plier en quatre pour pouvoir aider à résoudre ces problèmes ou faire avancer les choses dans le bon sens, mais malheureusement, j’ai l’impression de ne pas être capable de faire grand-chose.

Alors, j’ai une petite tendance à me rabattre sur les associations qui me plaisent et qui essaient de faire avancer les choses dans le sens que je trouve bien.

Puis j’essaie de ne pas me révolter parce que sinon, je serais en permanence dans la révolte, dans la tristesse.

Donc je préfère positiver sur les petites avancées et les petites choses qui me font dire qu’il y a quand même des gens qui arrivent à faire bouger un peu les lignes. 

Pierre : Ce serait une vision, une intention de plus de paix et d’amour inconditionnel.

Marie MARTINOD  : Moi, je vis là-dedans évidemment. Je n’y arrive pas tout le temps et puis je pète encore des câbles des fois.

Mon égo est quand même là, je reste humaine.

Je ne suis pas encore bouddhiste, mais bien sûr que l’amour inconditionnel, c’est le truc vers lequel j’aimerais tendre et que j’espère arriver un jour effectivement.

Les notions de vivre l’instant présent et d’être capable de rester dans l’instant présent, c’est pareil. Je trouve que c’est super difficile, mais en tout cas, vu que ce sont des notions qui me plaisent, j’essaie de progresser petit à petit. 

Pierre : Content de t’avoir entendue sur ces visions. Marie cela a duré beaucoup plus de temps, en tout cas merci beaucoup pour ton temps !

Et voici, j’éprouve de la gratitude en relisant cet article.

J’espère que cet interview t’inspire à te dépasser pour tes rêves et visions !!!

Pense à le partager s’il t’inspire et peut aider d’autres personnes.

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Avec Passion et Détermination,

Pierre

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