Aujourd’hui, c’est Jonathan qui pose une question. Comment parler de ce qu’on fait sans avoir peur de se vendre ? Jonathan semble être thérapeute. Il aimerait être plus à l’aise pour parler de ce qu’il fait.
Il a la sensation d’être bloqué. Jonathan aimerait que son parcours soit clair. Il souhaite une communication terrain efficace qui ramene assez de patients pour bien vivre financièrement. Dans ses commentaires, Jonathan parle très peu de ce qu’il fait.
- 1. Un blocage fréquent chez les thérapeutes et les coachs
- 2. Dépasser le dogme « vendre, c’est mal »
- 3. Ne pas exagérer le fait d’aider les autres
- 4. Aider les gens à passer du point A au point B
- 5. Tout le monde gagne de l’argent sur le besoin d’un autre
- 6. Une vision plus globale : contribuer au système social
- 7. Arrêter de se croire un sauveur
- 8. Regarder ses propres jugements
- 9. Conclusion : proposer un service, tout simplement
Un blocage fréquent chez les thérapeutes et les coachs
Jonathan a du mal à parler de ce qu’il fait. Il a l’impression de vendre. C’est un blocage que Pierre remarque souvent chez les thérapeutes et les coachs qu’il accompagne.
Pierre l’a vécu lui-même à ses débuts. Il avait du mal à expliquer ce qu’il faisait. Il craignait que les gens croient qu’il vendait quelque chose. Sur les réseaux sociaux, il partageait assez facilement. Mais au téléphone, il avait peur d’être pris pour un vendeur.
Il explique ce point dans son livre « L’Entrepreneur Gagnant ». À un moment donné, il devient essentiel de dépasser le dogme « vendre, c’est mal ».
Dépasser le dogme « vendre, c’est mal »
Dans les métiers de l’accompagnement, aider quelqu’un a été associé à un service. Et ce service, il est primordial de ne pas le valoriser. À l’inverse, vendre un objet matériel, comme un téléphone, paraît normal à valoriser.
Plus on fait des choses bien, plus ça doit être gratuit ?
Nous vivons dans un monde où l’aide devrait presque être gratuite. La logique dominante est simple :
- plus nous faisons des choses bien, plus cela devrait être gratuit ;
- plus nous faisons des choses mal, plus il paraît normal de gagner de l’argent.
Ne pas exagérer le fait d’aider les autres
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Il est important de dépasser ces dogmes, mais sans exagérer le fait d’aider les autres. Face à un problème spécifique, vous pouvez croire que vous allez sauver la personne. Vous percevrez alors que votre accompagnement apporte plus de bénéfices que d’inconvénients dans sa vie.
Le piège du sauveur
La réalité est plus nuancée. Quand vous accompagnez des gens, certains changent complètement. Ils résolvent un problème, puis se disent : « Je suis passé à côté de ma vie. » Cela peut avoir de vraies conséquences :
- certains quittent leur conjoint ou leur conjointe ;
- des enfants peuvent subir un divorce ;
- d’autres vendent tout et partent en voyage ;
- d’autres partent à l’autre bout du monde.
Tout cela amène aussi des inconvénients pour leur écosystème et leur écologie.
Aider les gens à passer du point A au point B
D’un point de vue global, Pierre aide simplement les gens à résoudre leur blocage. Les gens veulent passer d’un point A à un point B. Par exemple :
- un sportif de haut niveau veut gagner : Pierre l’aide à gagner ;
- un entrepreneur veut développer son chiffre d’affaires : Pierre l’aide à le développer ;
- une personne prépare un concours : Pierre l’aide à le préparer et à le réussir.
Combien ça vaut ?
La vraie question devient : combien vaut la résolution de ce problème ? Pierre reste hyper aligné. Il annonce son service et son prix. Et il accepte que la personne dise non.
Tout le monde gagne de l’argent sur le besoin d’un autre
Pierre accepte aussi la remarque : « Tu te fais de l’argent sur moi. » Toutes les personnes se font de l’argent sur le besoin d’un autre être humain.
L’exemple du supermarché
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Le propriétaire d’un supermarché se fait de l’argent sur le besoin vital de se nourrir. Pourtant, personne ne critique le supermarché. Il est normal d’acheter un produit venu d’un producteur. Pour l’accompagnement, c’est pareil. Dès que vous rendez un service, il est normal d’être payé.
Vous pouvez vous dépolluer de l’idée « je pourrais aider gratuitement ». Les commerces alimentaires pourraient aussi donner à manger gratuitement. Or beaucoup de gens meurent de faim.
Une vision plus globale : contribuer au système social
Tout cela n’est qu’une question de dogme et de jugement social. En s’en débarrassant, vous vous dites juste : « Je suis au service d’une mission. » Des gens peuvent s’offrir ces services, et tant mieux.
D’un point de vue macro, gagner plus d’argent a un effet vertueux :
- vous redistribuez plus de TVA, de taxes et d’impôts à l’État et vous contribuez donc davantage au système social français ;
- l’argent reçu d’un client est en partie redonné à l’État pour ensuite être redistribué à des personnes qui ont moins de moyens.
Arrêter de se croire un sauveur
Il est important de voir les choses de manière globale. Ces prises de conscience ont vraiment aidé Pierre. Quand vous apportez de la performance, il y a une vraie valeur. Cette valeur peut être presque comptable. Il ne serait pas normal d’aider quelqu’un à gagner beaucoup plus d’argent sans obtenir soi-même une récompense financière.
Ce qui a vraiment aidé Pierre à passer des caps, c’est ceci. Il a arrêté de croire qu’il aidait les gens et qu’il était un sauveur. Il aide simplement d’autres êtres humains à atteindre leur objectif. La question devient : que sont-ils prêts à payer pour cela ?
Vous verrez alors qu’il est facile et normal de proposer un service. Vous le proposez sans l’exagérer ni le minimiser. La personne ira très bien si elle ne prend pas le service. Il en est de même si elle le prend.
Dans les deux cas, cela amènera une complexité différente. Cet exercice est décrit dans le livre « L’Entrepreneur Gagnant ». Il permet de se dépolluer et de s’autoriser à passer des caps.
Regarder ses propres jugements
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Il est aussi primordial de voir tous les jugements associés. Voyez-vous des gens qui arnaquent les autres ? Voyez-vous des gens méchants, égoïstes ou égocentriques ? Tant que vous portez ces jugements, vous aurez peur d’être jugé de la même façon.
Le parcours de Pierre et l’évolution de ses tarifs
Pierre le sait car il est passé par là. Ses tarifs ont augmenté petit à petit. Son parcours s’est fait par étapes. Il :
- a commencé par l’associatif, et il avait peur d’annoncer ses tarifs ;
- a ensuite ouvert un cabinet d’hypnose pour accompagner ;
- est passé par la Dépolarisation® ;
- a ensuite accompagné des sportifs.
Très demandé, ses tarifs ont augmenté progressivement. Aujourd’hui, il l’assume totalement. Il a une entreprise à faire tourner. Il a des taxes à apporter au pays. Mis bout à bout, cela rend la contribution financière totalement normale.
Conclusion : proposer un service, tout simplement
Certaines personnes ont encore du mal à se vendre. Pierre leur propose un entretien 100% offert avec un membre de son équipe. Cet entretien permet de faire le point. Où en est la personne aujourd’hui ? Où a-t-elle envie d’aller ?
Pierre invite aussi à commenter, liker ou partager la vidéo.
Et pour conclure : l’important n’est pas ce que vous faîtes, mais qui vous devenez.
Pierre David
Pierre David est consultant professionnel spécialisé dans le coaching en entreprise et sportif. Avec une expérience poussée en développement personnel, cet ancien sportif de haut niveau (Vice-champion de France en Savate Boxe Française Elite A 2015) a coaché de nombreux médaillés olympiques et sportifs de haut niveau. Sa formation comprend des certifications en coaching (Docteur John Demartini 2019, Institut SANE 2018-2019), hypnose (École Centrale d’Hypnose 2015-2016) et neurosciences (Institut des Neurosciences 2015-2016). Fondateur de l'Académie de la Haute Performance, il a développé la technique de Dépolarisation et il est l'auteur de 3 livres sur la préparation mentale et l'entreprenariat : L'Identité Gagnante (2020), "L'entrepreneur Gagnant" (2022), "Préparation Mentale Gagnante" (bestseller, édité chez EYROLLES 2023) et Reprenez le contrôle (2025).







